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Mérule dans un bâtiment : comment la détecter, la traiter et s’en protéger durablement

Silencieuse, rapide et pourtant dévastatrice, la mérule est un fléau bien connu des professionnels du bâtiment et des propriétaires de maisons anciennes. Ce champignon lignivore mérite bien son appellation de cancer du bâtiment : il s’attaque au bois dans les environnements humides, confinés et mal ventilés comme une vraie lèpre. 

Si elle n’est pas détectée à temps, la mérule peut provoquer des dégâts structurels importants, voire des effondrements. Face à un tel risque, un diagnostic rapide et un traitement en profondeur sont de mise. 

Charpenet accompagne les particuliers, les syndics, les collectivités et les professionnels dans la détection, le traitement curatif et la prévention durable des infestations de mérule, partout en France.

Qu’est-ce que la mérule et comment apparaît-elle ?

Bien qu’invisible à son apparition, les dégâts de la mérule, eux, sont bien réels. S’il existe aujourd’hui des techniques de traitement efficaces, le meilleur moyen de lutter contre ce champignon reste la prévention.

En maîtrisant les sources d’humidité, en assurant une bonne ventilation des espaces et en surveillant l’état des éléments en bois, on peut souvent éviter son apparition et protéger durablement son bien.

Un champignon lignivore aux effets redoutables

La mérule (Serpula lacrymans) est un champignon lignivore, c’est-à-dire qu’il se nourrit de la cellulose contenue dans le bois. Son développement est rapide et insidieux : on ne la repère que rarement à son apparition. Ensuite, elle prolifère derrière les doublages, sous les planchers ou dans les cloisons, jusqu’à fragiliser l’ensemble d’une structure.

Elle dégrade le bois en profondeur, le rendant cassant, vermoulu, semblable à du carton. Son développement peut même atteindre les matériaux non organiques (plâtre, béton, maçonnerie), qu’elle utilise comme ponts pour atteindre d’autres sources de cellulose.

Les causes d’apparition de la mérule

La mérule ne se développe que si certaines conditions sont réunies :

  • Taux d’humidité élevé du bois (supérieur à 22 %)
  • Manque de ventilation (zone confinée, sans circulation d’air)
  • Température modérée (entre 18 et 26 °C)
  • Obscurité, favorisant la prolifération des filaments mycéliens
  • Présence de bois ou de matériaux contenant de la cellulose et non protégés

En pratique, on la retrouve dans des logements anciens, des locaux techniques, des maisons inoccupées, des caves ou des bâtiments ayant subi un dégât des eaux. Une mauvaise étanchéité, des remontées capillaires ou l’absence de VMC peuvent suffire à créer un environnement propice à sa prolifération.

Comment reconnaître la présence de mérule ?

Malgré votre vigilance, la mérule a réussi à s’infiltrer ? Détecter ce champignon à temps peut faire toute la différence pour limiter les dégâts et éviter des travaux lourds. Mais, problème : ce champignon agit presque toujours à l’abri des regards, derrière un lambris, sous un plancher ou dans une pièce peu fréquentée. Il faut donc savoir repérer certains signes d’alerte.

Les signes visibles qui doivent alerter

Dans les cas déjà avancés, la mérule peut laisser apparaître :

  • des filaments blanchâtres ou grisâtres, semblables à une toile cotonneuse ou à des racines,
  • des plaques épaisses de mycélium, souvent humides ou dégoulinantes (d’où son nom lacrymans, qui “pleure”),
  • une odeur de champignon persistante, souvent perceptible avant même de voir les signes visuels,
  • du bois qui se fend, se déforme ou s’effrite à la moindre pression, parfois sans traces d’insectes.

Ces indices sont le plus souvent repérables dans les endroits sombres et peu aérés : caves, vides sanitaires, sous-sols, dessous d’escaliers, cloisons doublées, etc.

Une capacité de propagation exceptionnelle

La dangerosité de la mérule ne tient pas seulement à sa capacité de dégradation, mais aussi à sa vitesse de propagation. Contrairement à d’autres champignons, elle peut franchir des matériaux inertes comme la pierre, le béton, la brique ou le plâtre pour atteindre de nouveaux bois. Contrairement à la croyance populaire, elle ne se nourrit pas de ces matériaux, mais cela ne l’empêche pas d’utiliser les maçonneries pour s’étendre de pièce en pièce.

Par ailleurs, la mérule est également capable de réactiver sa croissance après une période d’arrêt, si les conditions redeviennent favorables. C’est pourquoi une zone contaminée mal traitée peut donner lieu à une recontamination plusieurs mois plus tard.

Lorsqu’elle n’est pas repérée à temps, la mérule peut affecter des planchers entiers, des charpentes secondaires, des escaliers complets et rendre un bâtiment dangereux pour ses occupants sans que rien ne soit visible en surface.

Quelles sont les zones à risque en France ?

Si la mérule peut se développer dans n’importe quel bâtiment humide et mal ventilé, certaines régions françaises sont particulièrement touchées du fait de leur climat, de la nature de leur bâti ancien, ou d’une forte exposition à l’humidité.

Les régions les plus concernées

Les zones les plus à risque se situent principalement dans le Nord-Ouest et le littoral atlantique, où l’humidité est naturellement plus élevée et les constructions anciennes nombreuses. Parmi les départements fréquemment signalés, on trouve :

  • Bretagne (Finistère, Morbihan)
  • Normandie (Manche, Calvados, Seine-Maritime)
  • Pays de la Loire (Loire-Atlantique, Vendée, Maine-et-Loire)
  • Nouvelle-Aquitaine (Charente-Maritime, Deux-Sèvres)
  • Hauts-de-France (Nord, Pas-de-Calais, Somme)
  • Ainsi que des zones ponctuelles dans le Massif central, les Vosges ou le Jura

Dans ces régions, les conditions sont particulièrement favorables à la mérule : taux d’humidité élevé, bâtis anciens souvent mal ventilés et présence de bois structurel non traité.

Des arrêtés préfectoraux pour encadrer l’information

Face à cette menace, certaines préfectures ont mis en place des arrêtés délimitant des zones à risque mérule, dites zones d’information. À l’instar des biens concernés par le risque termite, lorsqu’un bien est situé dans l’une de ces communes, des obligations spécifiques s’appliquent :

  • Le propriétaire doit signaler en mairie toute infestation constatée.
  • En cas de vente d’un bien immobilier, l’état relatif à la présence de mérule peut être obligatoire (au même titre que l’état parasitaire pour les termites).
  • L’acheteur est ainsi informé du risque, même si la mérule n’est pas actuellement présente.

En dehors des zones officiellement reconnues

Même en dehors des zones concernées par un arrêté, la mérule peut apparaître localement, notamment après un dégât des eaux ou dans des bâtiments inoccupés. En présence de signes suspects ou d’un fort taux d’humidité, un diagnostic reste recommandé, en particulier avant un achat ou des travaux de rénovation.

Comment traiter la mérule efficacement ?

Une fois la mérule détectée, il est impératif d’intervenir rapidement. Un traitement partiel ou mal réalisé peut laisser des spores actives, entraînant une nouvelle infestation parfois plus grave encore. Le traitement de la mérule suit un protocole strict et précis, exigeant à la fois rigueur, sécurité et maîtrise technique.

Étape 1 : suppression de l’humidité à la source

Le développement de la mérule repose sur un excès d’humidité. Le premier objectif est donc de supprimer les causes d’humidité telles que les fuite d’eau, les infiltrations, l’absence de ventilation, les remontées capillaires ou encore la condensation.

Selon les cas, cela peut impliquer :

  • la mise en place d’un système de ventilation (VMC ou VMI),
  • la réfection d’un drainage ou d’une étanchéité,
  • ou encore la réparation de canalisations ou de toitures défaillantes.

Sans cette étape, aucun traitement ne sera durable.

Étape 2 : purge des matériaux contaminés

Le bois attaqué par la mérule est irrécupérable. Il est donc démonté et évacué, de même que les matériaux proches pouvant contenir des spores (plinthes, doublages, isolants…).

Les éléments inertes (murs, maçonneries, sols…), quant à eux, sont décrassés mécaniquement, parfois jusqu’à plusieurs centimètres de profondeur, pour éliminer toute trace de mycélium.

Étape 3 : traitement fongicide en profondeur

Les zones touchées sont ensuite traitées avec des fongicides professionnels, appliqués en surface et/ou injectés dans les maçonneries à l’aide de buses à haute pression. Ces produits stoppent la progression du champignon et détruisent les spores résiduelles.

En complément, un traitement préventif peut être appliqué sur les bois sains environnants pour éviter toute reprise.

Étape 4 : assèchement et remise en état

Après traitement, l’espace doit être maintenu sec pendant plusieurs semaines pour garantir l’éradication complète. Selon les cas, des déshumidificateurs ou des ventilations temporaires peuvent être mis en place.

Enfin, le chantier est refermé avec des matériaux sains, adaptés à l’environnement (bois traité, doublage ventilé, etc.).

Un contrôle à distance ou une vérification périodique peut être conseillé pour les bâtiments sensibles.

Charpenet : votre partenaire pour éradiquer la mérule et assainir durablement votre bâtiment

Face à un champignon aussi discret qu’envahissant, oubliez le bricolage et faites appel à un professionnel. Charpenet mobilise tout son savoir-faire pour protéger les structures, prévenir les récidives et assainir durablement les environnements infestés.

Un diagnostic précis pour une intervention ciblée

Chaque chantier commence par une analyse technique complète : identification du champignon, localisation des foyers actifs et des zones à risque, évaluation de l’humidité, étude des matériaux à traiter. Cette étape permet de définir un protocole d’intervention sur mesure, sans traitement excessif ni zone oubliée.

Une maîtrise de toutes les étapes du chantier

Charpenet prend en charge l’ensemble du traitement, jusque dans les derniers détails :

  1. Suppression des causes d’humidité
  2. Démolition et évacuation des matériaux contaminés
  3. Traitement fongicide curatif et préventif
  4. Séchage, ventilation, remise en état

Nos équipes sont formées aux règles de sécurité et à la manipulation des produits fongicides, dans le respect des normes sanitaires et environnementales.

Une approche globale de l’assainissement du bâti

Chez Charpenet, on ne se contente pas de traiter la mérule en surface. Grâce à notre expertise dans les domaines complémentaires comme la ventilation, le traitement de l’humidité ou l’isolation, nous proposons une approche globale : prévenir les réapparitions en assainissant durablement l’enveloppe du bâtiment.

C’est ce regard d’ensemble qui fait la différence dans les chantiers les plus complexes, notamment dans le patrimoine ancien, les logements vacants ou les bâtiments techniques.

Vos questions fréquentes

La mérule est-elle dangereuse pour la santé ?

Pas directement, mais dans un environnement confiné et mal ventilé, ses spores peuvent aggraver certains troubles respiratoires ou allergies. Sans parler des risques de dégradation des bâtiments d’habitation.

Comment différencier la mérule d’un autre champignon ?

La mérule forme des filaments blancs, parfois orangés, et dégage une odeur de champignon. Elle ronge le bois en profondeur. Seul un diagnostic professionnel permet de confirmer sa présence.

Est-il obligatoire de signaler une infestation de mérule ?

Oui, dans les communes où un arrêté préfectoral a été pris, le propriétaire doit déclarer la présence de mérule en mairie.

Combien coûte un traitement contre la mérule ?

Le coût dépend de l’étendue des dégâts et des travaux nécessaires. Un diagnostic préalable est indispensable pour établir un devis précis.

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